Prix jeunes chercheurs

En 1992, l’Association Universitaire de Génie Civil qui a créé le prix « Jeunes Chercheurs » à la fin des années 80, a décidée que ce prix porterait le nom de René Houpert, en raison de ses qualités humaines et scientifiques et de son engagement au titre du génie civil français.

Le prix René Houpert est organisé lors des rencontres annuelles de génie civil. Il est doté de prix pour les doctorants dont les travaux auront été distingués par un jury.

Le prix René Houpert

René Houpert (1935-1991)Chaque année l'AUGC décerne le Prix Jeunes Chercheurs "René Houpert" lors de ses rencontres annuelles. Ce Prix est l'occasion pour les doctorants d'exposer leur travail de thèse à l'ensemble de la communauté Universitaire et Professionnelle du Génie Civil et, ainsi, de faire connaître une partie des activités de leur laboratoire d'accueil.

Tous les sujets relevant du secteur du Génie Civil peuvent être abordés après une première étape de présélection liée à la recevabilité de la candidature. Ce prix est ainsi ouvert aux doctorants du domaine large du Génie Civil en dernière année de thèse ou ayant passé leur thèse durant l’année Universitaire en cours. Attention, seule une participation est possible.

Une dotation financière est offerte aux lauréats du concours.
Les meilleurs articles des lauréats sont publiés dans l'European Journal of Environmental and Civil Engeneering.

Contacts e-mail : Hélène CARRÉ

Biographie

René Houpert est né en 1935 à Léning (Moselle). Sa langue maternelle a été l’allemand et, du fait de la guerre, il a dû suivre l’école primaire en langue allemande. Il a découvert le français en 1945 à la Libération. C’était un parfait bilingue et biculturel. Des études classiques l’ont conduit au baccalauréat, puis en classes préparatoires. Entré à l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie en 1956, il est diplômé en 1959. Il va alors à Grenoble pour compléter sa formation en mécanique des solides en soutenant, en 1962, une thèse de 3ème Cycle dans ce domaine. Armé de cette double compétence, géologie et mécanique, il revient à Nancy à la demande de Marcel Roubault alors directeur de l’ENSG, pour mettre en place une nouvelle orientation dans cette école. En effet, Marcel Roubault, très marqué par les catastrophes de Malpasset et du Vaïont, avait jugé que les grands ouvrages de génie civil souffraient d’un déficit de prise en compte des aspects géologiques couplés avec les approches mécaniques.

A son retour à Nancy, il participe activement en tant qu’ingénieur de recherches à l’action concertée DGRST « Mécanique des Roches » qui permet la mise en place de cette nouvelle discipline en France. En octobre 1965, René Houpert est nommé Maître Assistant et prend en charge la Section Spéciale de Géotechnique et de Géologie Appliquée au Génie Civil qu’il met en place. Puis, peu à peu, il construit dans l’Ecole les enseignements de mécanique des milieux continus, de mécanique des roches et de mécanique des sols. Dans le même temps, il crée le laboratoire de géomécanique, devenu maintenant le LAEGO après un regroupement avec le Laboratoire de Mécanique des Terrains. Il oriente sa recherche vers la mécanique des roches en soutenant, en 1973, son doctorat d’Etat. Au niveau de ce travail, il faut signaler qu’il participe à une innovation mondiale par la mise en œuvre des machines d’essais asservies permettant l’étude du comportement post-rupture des roches ; il est aussi précurseur dans la prise en compte de la viscosité pour le comportement des roches. Il est nommé Professeur en 1975. Durant 15 ans, il est membre du conseil du Comité Français de Mécanique des Roches et participe activement au développement de cette discipline ; il est à ce titre conférencier invité au 4ème Congrès International de Mécanique des Roches à Montreux.

Parallèlement, il s’implique dans la vie universitaire, tant au niveau de l’Institut National Polytechnique de Lorraine que de l’Ecole de Géologie. Il est élu dans les conseils de ces deux institutions et également au Conseil Scientifique de l’INPL. De 1980 à 1983, il est vice-président de l’INPL, puis de 1985 à 1988, vice-président du Conseil scientifique de l’établissement. Au niveau national, l est nommé, en 1983, au Conseil Supérieur des Universités pour la 25ème Section, puis élu par ses pairs dans le CNU mis en place en 1987. Ses qualités personnelles et sa pondération sont alors appréciées par l’ensemble de la communauté du génie civil en France. En 1985, il est nommé consultant « Génie Civil » à la mission scientifique de la Direction de la Recherche, puis en 1989 chargé de mission « Génie Civil » à la direction scientifique « Sciences pour l’Ingénieur » de la DRED. En avril 1986, il devient administrateur provisoire de l’ENSG, puis directeur en 1987. Il consacre, avec cœur, une grande partie de son énergie à cette nouvelle tâche et redynamise l’enseignement de cette école en initiant un accroissement du nombre d’ingénieurs formés et prépare la reconstruction de cette école.

Malheureusement sa vie s’arrête brutalement dans un accident de la route le 26 août 1991. En résumé, une carrière bien remplie, toujours dans un esprit d’ouverture comme en témoignent ses doubles cultures humaine et scientifique. Mais aussi un homme de cœur, soucieux des autres et de leur réussite.

En 1992, l’Association Universitaire de Génie Civil qui a créé le prix « Jeunes Chercheurs » à la fin des années 80, a décidé que ce prix porterait le nom de René Houpert, en raison de ses qualités humaines et scientifiques et de son engagement au titre du génie civil français.