Le prix René Houpert

Chaque année l’AUGC décerne le Prix Jeunes Chercheurs/Jeunes Chercheuses "René Houpert" lors de ses rencontres annuelles

Ce Prix est l'occasion pour les doctorants d'exposer leur travail de recherche devant la communauté Universitaire et Professionnelle du Génie Civil et, ainsi, de faire connaître une partie des activités de leur laboratoire d'accueil.

Tous les sujets relevant du large secteur du Génie Civil peuvent être abordés. Ce prix est ainsi ouvert aux doctorants de dernière année de thèse ou ayant passé leur thèse durant l’année Universitaire en cours. Attention, une seule participation est possible.

Une dotation financière est offerte aux lauréats du concours.
Les meilleurs articles des lauréats sont publiés dans l'European Journal of Environmental and Civil Engeneering.

En 1992, l’Association Universitaire de Génie Civil qui a créé le prix « Jeunes Chercheurs/Jeunes Chercheuses » a décidé que ce prix porterait le nom de René Houpert, homme de coeur soucieux des autres et de leur réussite et en raison de son engagement pour le génie civil français.

Le prix René Houpert est organisé lors des rencontres annuelles de génie civil. Il est doté de prix pour les doctorants dont les travaux auront été distingués par un jury. Les lauréats des précédentes années sont :

Année

3ème

2ème

1er

2015

Kelly OLIVIER

Etude expérimentale et modélisation de l'auto-cicatrisation des matériaux cimentaires avec additions minérales

Benoit HILLOULIN

Caractérisation de l'auto-cicatrisation autogène des matériaux cimentaires

Alexandre MICHOU

Analyse expérimentale et modélisation du comportement de structures précontraintes

2014

Sonagnon Gildas MEDJIGBODO

Etude des transferts de la vapeur d’eau dans les bétons endommagés : de l’éprouvette à la structure

Cléo LANEYRIE

Comportement de bétons contenant des granulats recyclés soumis à de hautes températures

Cécile OLIVERLEBLOND

Comportement à Rupture des Structures : Description à Deux Échelles des Mécanismes Locaux Appliquée aux Matériaux Fragiles Renforcés

Adrien MOMPLOT

Modélisation 3D des écoulements multiphasiques au droit des ouvrages présents en réseau d’assainissement

2013

Carlos OVALLE ORTEGA

Étude expérimentale des effets de la rupture des grains dans les matériaux granulaires

Julie LARTIGAU

Comportement mécanique des assemblages bois par goujons collés : expérimentations et simulations numériques

Jean-Benoit KOPP

Étude de la rupture dynamique de tuyaux polymères utilisés pour le transport du gaz sous moyenne pression

2012

Simon ROUCHIER

Évaluation des propriétés hygrothermiques des matériaux de construction endommagés

Batian KOLANI

Comportement au jeune âge des structures en béton armé à base de liants composés aux laitiers

Anaëlle CASANOVA

Prise en compte de la liaison acier-béton pour le calcul des structures industrielles

2011

Antoine CLÉMENT

Approches alternatives pour le suivi vibratoire de l’état de santé des ouvrages

Rana EL HACHEM

Endommagement des chaussées bitumineuses sous chargements multi-essieux

Farah HOMSI

Endommagement des chaussées bitumineuses sous chargements multi-essieux

2010

Thomas de LARRARD

Modélisation probabiliste de la lixiviation des structures en béton. Identification de la tortuosité par analyse inverse et caractérisation de la variabilité du matériau

Laetitia MARTINIE

Mise en oeuvre des matériaux cimentaires fibrés

Aveline DARQUENNES

Slag effect on the evolution of autogenous deformation

2009

Marianne Perrin

Préservation des ouvrages d’art en béton précontraint : application de l’émission acoustique à la détection de la corrosion

Lavinia Stefan

Évolution des propriétés des matériaux cimentaires au jeune âge

Joanna BODGI

Synchronisation piétonspasserelle : modèle macroscopique et étude analytiqu

2008

Fabrice DEBY

Approche probabiliste de la durabilité des bétons en environnement marin

Jean-Christophe MINDEGUIA

Caractérisation thermo-hydrique et comportement au feu de deux bétons : analyse des risques d’instabilités thermiques

Mathieu NUTH

Un nouveau cadre constitutif couplé pour la modélisation avancée des sols non saturés

2007

Matthieu CAUDRON

Mouvements de terrain et déformations d’un bâtiment consécutif à un fontis : approche expérimentale et numérique

Laurie BUFFO-LACARRIERE

Application structurale d’un modèle THCM pour le béton au jeune âge

Séverine LEVASSEUR

Identification des paramètres mécaniques des sols par analyse inverse sur des essais et des ouvrages géotechniques

2006

David BERTRAND

Modélisation numérique de cellules géocomposites pour la protection contre les éboulements rocheux

Frédéric BECQUART

Caractérisation du comportement mécanique d’un mâchefer dans la perspective d’une méthodologie de dimensionnement adaptée aux structures de chaussées

Fabien SOULIE

Étude micromécanique de la cohésion par capillarité dans les milieux granulaires humides

Sébastien GRANGER

Caractérisation expérimentale du phénomène d’auto-cicatrisation des fissures dans les bétons

2005

Sabrina LEMAIRE

Aide au choix des produits de constructions sur la base de leurs performances environnementales et sanitaires

Adnan HAOUAS

Analyse expérimentale et numérique du phénomène de fissuration au jeune âge

Olivier CARPENTIER

Auscultation de sites miniers par thermographie infrarouge – Suivi des réactions de combustion

Gilles KLYSZ

Évaluation de la teneur en eau du béton d’enrobage : potentialités de la technique radar

Liens

Contacts e-mail : M. Ouali AMIRI

 

+ d'infos

Biographie

René Houpert est né en 1935 à Léning (Moselle). Sa langue maternelle a été l’allemand et, du fait de la guerre, il a dû suivre l’école primaire en langue allemande. Il a découvert le français en 1945 à la Libération. C’était un parfait bilingue et biculturel. Des études classiques l’ont conduit au baccalauréat, puis en classes préparatoires. Entré à l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie en 1956, il est diplômé en 1959. Il va alors à Grenoble pour compléter sa formation en mécanique des solides en soutenant, en 1962, une thèse de 3ème Cycle dans ce domaine. Armé de cette double compétence, géologie et mécanique, il revient à Nancy à la demande de Marcel Roubault alors directeur de l’ENSG, pour mettre en place une nouvelle orientation dans cette école. En effet, Marcel Roubault, très marqué par les catastrophes de Malpasset et du Vaïont, avait jugé que les grands ouvrages de génie civil souffraient d’un déficit de prise en compte des aspects géologiques couplés aux approches mécaniques.

A son retour à Nancy, il participe activement en tant qu’ingénieur de recherches à l’action concertée DGRST « Mécanique des Roches » qui permet la mise en place de cette nouvelle discipline en France. En octobre 1965, René Houpert est nommé Maître Assistant et prend en charge la Section Spéciale de Géotechnique et de Géologie Appliquée au Génie Civil. Puis, peu à peu, il construit dans l’Ecole les enseignements de mécanique des milieux continus, de mécanique des roches et de mécanique des sols. Dans le même temps, il crée un laboratoire de géomécanique (le LAEGO) aujourd'hui intégrés aux labortoires GeoRessources et LEMTA de l'université de Lorrraine. Il oriente sa recherche vers la mécanique des roches en soutenant, en 1973, son doctorat d’Etat. Au niveau de ce travail, il faut signaler qu’il participe à une innovation mondiale par la mise en œuvre des machines d’essais asservies permettant l’étude du comportement post-rupture des roches ; il est aussi précurseur dans la prise en compte de la viscosité pour le comportement des roches. Il est nommé Professeur en 1975. Durant 15 ans, il est membre du conseil du Comité Français de Mécanique des Roches et participe activement au développement de cette discipline ; il est à ce titre conférencier invité au 4ème Congrès International de Mécanique des Roches à Montreux.

Parallèlement, il s’implique dans la vie universitaire, tant au niveau de l’Institut National Polytechnique de Lorraine que de l’Ecole de Géologie. Il est élu dans les conseils de ces deux institutions et également au Conseil Scientifique de l’INPL. De 1980 à 1983, il est vice-président de l’INPL, puis de 1985 à 1988, vice-président du Conseil scientifique de l’établissement. Au niveau national, il est nommé, en 1983, au Conseil Supérieur des Universités pour la 25ème Section, puis élu par ses pairs dans le CNU mis en place en 1987. Ses qualités personnelles et sa pondération sont alors appréciées par l’ensemble de la communauté du génie civil française. En 1985, il est nommé consultant « Génie Civil » à la mission scientifique de la Direction de la Recherche, puis en 1989 chargé de mission « Génie Civil » à la direction scientifique « Sciences pour l’Ingénieur » de la DRED. En avril 1986, il devient administrateur provisoire de l’ENSG, puis directeur en 1987. Il consacre, avec cœur, une grande partie de son énergie à cette nouvelle tâche en redynamisant cette école tant en préparant sa reconstruction qu'en augmentant son nombre d'ingénieurs.

Malheureusement sa vie s’arrête brutalement dans un accident de la route le 26 août 1991. En résumé, une carrière bien remplie, toujours dans un esprit d’ouverture comme en témoignent sa double culture à la fois humaine et scientifique.